Comment enlever une permanente : guide sûr et étape par étape

Femme en salon de coiffure recevant un soin capillaire pour retirer une permanente

Sommaire

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Quelle méthode pour enlever votre permanente ?

Combien de temps s’est écoulé depuis votre permanente ?

Temps de lecture estimé : 8 minutes

Points clés à retenir

  • Les méthodes maison relâchent progressivement les boucles sur 3 à 6 semaines.
  • Pour une neutralisation chimique complète, un salon reste l’option la plus sûre.
  • Jamais deux traitements chimiques à moins de deux semaines d’écart.
  • Après le retrait, shampoing sans sulfate et zéro chaleur intense pendant 4 semaines.
  • Si la fibre est très abîmée, couper reste la décision la plus intelligente.

Pourquoi et quand enlever une permanente ?

La question de comment enlever une permanente arrive souvent au mauvais moment : cheveux qui tirent, boucles désormais fatiguées, ou une envie de changement. Soyons honnêtes, on ne rate pas une permanente de gaieté de cœur — et quand ça arrive, on veut régler ça vite, sans aggraver les dégâts.

Les raisons sont nombreuses. La permanente a mal pris (boucles trop serrées, trop relâchées), le résultat vieillit mal au fil des semaines, ou la texture a changé avec une coloration effectuée trop tôt après le traitement. Dans certains cas, c’est simplement la lassitude : on voulait des ondulations, on a des tire-bouchons. Ça arrive.

Signes qu’il faut agir maintenant

Certains signaux ne trompent pas. Si vos pointes sont sèches et cassantes, si vous perdez des cheveux à chaque coup de brosse, si le cuir chevelu est sensible ou irrité, il est temps d’agir plutôt que d’attendre que ça “passe tout seul”. Une permanente abîmée ne disparaît pas — elle empire.

Autre signe d’alarme : des boucles inégales sur la longueur, symptôme d’une action chimique irrégulière. La fibre capillaire est déjà fragilisée. Continuer à l’exposer à la chaleur ou à d’autres chimiques sans traitement intermédiaire est risqué.

Enlever une permanente : les étapes : 1. Évaluer l'état du cheveu, 2. Choisir la méthode, 3. Appliquer le traitement, 4. Laisser agir dans le temps, 5. Soins post-retrait

Précautions et risques avant d’essayer à la maison

On n’a pas le temps de se compliquer la vie, mais on a encore moins le temps de gérer une casse capillaire massive. Avant de tenter quoi que ce soit à la maison, quelques mises en garde s’imposent.

Une permanente, c’est une modification chimique profonde de la structure de la kératine. Pour la défaire, il faut passer par de nouveaux agents chimiques — ou accepter de laisser du temps agir. Le cheveu n’est pas du plastique qu’on peut reformer à l’infini. Empiler des traitements chimiques en peu de temps (défrisant, neutralisant, coloration) sans laisser au moins deux semaines entre chaque application est la première erreur à éviter.

Produits et outils à éviter

Les défrisants à base de soude (hydroxyde de sodium) sont les plus agressifs. Ils sont efficaces, mais sur une fibre déjà traitée par une permanente, le risque de casse irréversible est élevé. Idem pour la chaleur sèche excessive : le sèche-cheveux à pleine puissance ou le lisseur sur des longueurs fragilisées accentuent la sécheresse plutôt que de relâcher les boucles.

Les promesses de “produit miroir maison” à base de vinaigre ou de citron pur ne neutralisent pas la permanente. Ils peuvent légèrement ouvrir la cuticule mais n’agissent pas sur les liaisons disulfure modifiées. Mieux vaut ne rien faire que de faire mal.

Ce que fait un professionnel pour retirer une permanente

En salon, le protocole est précis. Le coiffeur utilise un réducteur chimique (souvent à base de thioglycolate ou de cystéine) pour casser les liaisons soufre créées lors de la permanente, puis applique un neutralisant pour refermer la fibre dans une texture relâchée. C’est exactement le même mécanisme que la permanente elle-même, mais en sens inverse.

Pour visualiser ce processus, cette vidéo de la chaîne Inèsquivable détaille comment retrouver sa texture naturelle après un traitement capillaire qui a mal tourné.

Neutralisation chimique et coupes correctives

Selon l’état des cheveux, le coiffeur peut combiner neutralisation chimique et coupe corrective. Si les pointes sont trop endommagées pour être sauvées, les couper avant le traitement évite qu’elles absorbent les produits inutilement et faussent le résultat. Ce n’est pas une défaite — c’est pragmatique.

Le coût d’une prestation de ce type en salon tourne généralement entre 40 et 90 €, selon la longueur et l’état du cheveu. C’est un investissement raisonnable si vous avez subi une permanente ratée. Infiniment moins coûteux que de gérer une casse généralisée par la suite.

Méthodes maison sécurisées pour enlever une permanente

Si vos cheveux sont en état acceptable (pas de casse visible, pas de zones brûlées), il existe des approches douces à tester à la maison. Elles ne “défont” pas la permanente chimiquement au sens strict. Elles assouplissent progressivement la fibre et relâchent les boucles dans le temps.

Méthode Durée estimée Efficacité Coût Risques
Shampoings clarifiants répétés 2 à 4 semaines Moyenne Faible (5–15 €) Dessèchement si overused
Masques à l’huile + chaleur douce 3 à 6 semaines Légère à moyenne Faible (10–25 €) Très faibles
Neutralisant professionnel (pharmacie) 1 séance Bonne Moyen (20–40 €) Irritation si mal dosé
Salon (protocole complet) 1 à 2 séances Haute 40–90 € Faibles si pro compétent

Option 1 : shampoings clarifiants et traitements reconstructeurs

Le shampoing clarifiant ouvre la cuticule et élimine les résidus chimiques. Utilisé deux fois par semaine sur des cheveux déjà permanentés, il contribue à assouplir progressivement les boucles. L’erreur fréquente : l’appliquer sans masque nourrissant derrière. Le clarifiant décape — le masque répare. Les deux ensemble, pas l’un sans l’autre.

Alternez avec un soin protéique (kératine, acides aminés) pour reconstruire la fibre pendant que la permanente s’estompe. Comptez trois à quatre semaines pour observer une différence visible. Pas de miracle en trois jours, je vous le dis sans détour.

Option 2 : masques à l’huile et enveloppements nourrissants

Les huiles végétales (coco, jojoba, argan) pénètrent la fibre et l’hydratent en profondeur. Associées à une chaleur douce (sèche-cheveux à distance sous un bonnet chauffant), elles facilitent le relâchement progressif des boucles. Appliquez généreusement sur longueurs et pointes, couvrez d’un film alimentaire, laissez poser 30 à 45 minutes.

Ce n’est pas une solution instantanée, mais c’est la plus douce. Et franchement ? Sur des cheveux fragilisés, “doucement et régulièrement” bat “vite et fort” à chaque fois.

Quand couper plutôt que traiter

C’est la question que personne ne veut entendre, mais elle mérite une réponse honnête. Si vos longueurs présentent des zones cotonneuses, si le cheveu s’effiloche quand vous le tordez légèrement, si la couleur a changé de façon irrégulière après la permanente — la fibre est irrémédiablement abîmée.

Aucun soin, même le meilleur du marché, ne reconstituera un cheveu à la structure détruite. Le couper n’est pas abandonner : c’est repartir sur une base saine. Un carré ou un dégradé court repoussé avec des soins adaptés donnera un résultat infiniment meilleur que des longueurs abîmées entretenues à grand frais pendant des mois.

Si vous hésitez entre “garder et soigner” et “couper et repartir”, demandez-vous : est-ce que ces longueurs me plaisent vraiment, ou est-ce que je les garde par peur de couper ? La réponse est souvent révélatrice.

Soins après le retrait d’une permanente

Que vous ayez opté pour un traitement maison ou une intervention en salon, la phase post-retrait est aussi importante que le retrait lui-même. La fibre capillaire est en état de stress. Elle a subi au minimum deux manipulations chimiques et a besoin de se stabiliser.

Pendant les deux à quatre semaines suivant le traitement, évitez toute coloration chimique, tout lissage kératine et toute chaleur supérieure à 150°C. Le cheveu a besoin de temps avant de supporter un nouvel assault. C’est un petit détail, mais il compte dans la récupération globale.

Intégrez dans votre routine un shampoing sans sulfate (moins agressif pour la cuticule fragilisée), un après-shampoing nourrissant à chaque lavage, et un soin hebdomadaire intensif. Si le budget le permet, un traitement en salon à la kératine ou un soin Olaplex peut accélérer la reconstruction de la fibre de façon significative.

Pensez aussi à programmer un rendez-vous chez votre coiffeur quatre à six semaines après le retrait de la permanente — pas pour un traitement, juste pour évaluer l’état des longueurs et décider si une coupe rafraîchissante s’impose. Un regard professionnel à ce stade évite bien des mauvaises surprises.

Questions fréquentes

Combien de temps pour retrouver sa texture naturelle après une permanente ?

Cela dépend de la longueur des cheveux et de la méthode choisie. Avec des soins adaptés, les nouvelles pousses non traitées apparaissent à partir de six semaines. Pour retrouver entièrement sa texture d’origine, il faut attendre la repousse complète. Soit six mois à deux ans selon la longueur visée.

Comment enlever une permanente sans couper les cheveux ?

C’est possible si la fibre est encore en bon état. Combinez shampoings clarifiants deux fois par semaine, masques à l’huile avec chaleur douce hebdomadaires, et évitez tout traitement chimique supplémentaire. Le relâchement est progressif mais réel sur trois à six semaines. Si les pointes sont trop abîmées, une légère coupe reste la solution la plus efficace.

Le vinaigre ou le citron peuvent-ils enlever une permanente ?

Non. Ces ingrédients acides peuvent légèrement lisser la cuticule mais n’ont aucun effet sur les liaisons disulfure modifiées par la permanente. Ils n’agissent pas sur la structure profonde du cheveu et ne remplacent pas un vrai neutralisant. Utilisation excessive de citron = dessèchement, pas de débouclage.

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